
Je viens d’assister à une représentation de L’art de ne pas dire de Clément Viktorovitch au théâtre Saint Georges à Paris.
Le scénario est simple : pour se venger de son évincement, un conseiller en communication nous raconte comment lui et son client sont arrivés au pouvoir, et surtout la préparation, la manipulation utilisée, pour convaincre par la parole, ou plutôt par son absence…
Cette œuvre s’inspirant de faits réels combat les mensonges proférés par les politiciens.
Clément Viktorovitch est un maître de l’art de la parole et aussi politologue. Il fait des vidéos et des podcasts dans lesquels il décrypte les discours politiques. Pour une fois, Viktorovitch utilise la fiction dans ce spectacle pour parodier le régime présidentiel actuel.
Il présente des jeux. Par exemple, il dit des phrases tirées de discours politiques et le public doit lui dire si elles sont vides ou pleines. Contrairement aux apparences, ce jeu est assez difficile, car il y a des faux amis qui ont l’air vides, mais qui sont pleins, et d’autres qui ont l’air plein, mais qui sont vides !
Viktorovitch est seul sur scène, c’est son premier spectacle.
J’ai apprécié le spectacle parce que ce sujet avec ce format est inédit. C’était la première fois que je voyais un spectacle aussi amusant sur un sujet qui peut d’habitude être soporifique.
